
Communiqué de presse
5 juin 2007
Plus de 10 000 personnes ont manifesté hier contre le racisme d’État : l’une des
plus grandes manifestations solidaires pour les droits des migrant.e.s en RFA.
Les camarades et les activistes de toutes les tendances du mouvement social,
des organisations de migrant.e.s et de la gauche radicale et révolutionnaire
ont participé à une grande manifestation solidaire et à des rassemblements,
notamment à Rostock Lichtenhagen.
C’est ce qui a motivé les attaques massives et les nombreuses arrestations, lors
du rassemblement de Lichtenhagen – organisé en mémoire des pogroms perpétrés en
1992 contre un centre de demandeurs d’asile – et de la manifestation de
Rostock. Les canons à eau ont été mis en action et certaines parties de la
manifestation, dont notre bloc, ont été encerclées. Les blocs de la gauche
radicale et révolutionnaire étaient particulièrement visés par l’État.
La police elle-même, dans ses déclarations, montre que les manœuvres de
harcèlement à l’encontre de la manifestation et l’interdiction de la laisser
traverser le centre-ville en prétextant une trop grande affluence provenaient
des plus hautes sphères de l’État.
Ces attaques constituent une suite logique de la stratégie élaborée par la
police, le ministère public et le gouvernement – donc, l’appareil d’État dans
son ensemble – pour réprimer un mouvement de protestation de plus en plus
combatif et qui ne cesse de s’amplifier. L’État et la presse bourgeoise nous
diffament, dressent l’opinion contre nous, tentent de nous criminaliser et de
nous désunir, précisément parce que nous combattons la politique impérialiste
et guerrière du gouvernement Merkel et du G8, ainsi que les attaques contre les
travailleuses, les travailleurs et les migrant.e.s, et que nous défendons nos
droits démocratiques.
Les États du G8 organisent le pillage et l’appauvrissement du monde ; ils
forment un réseau de terreur, qui suscite la résistance légitime des
travailleuses, des travailleurs et des peuples opprimés dans le monde entier.
Ils nous discréditent, car ils craignent la résistance collective et le
renforcement de la solidarité et de l’unité au sein du mouvement. Voilà
pourquoi la manifestation du 2 juin a été attaquée par des troupes antiémeutes,
qui ont fait un usage massif des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Notre
bloc a été particulièrement réprimé et ses membres tabassés avec une extrême
brutalité. Dans ce seul bloc, 19 camarades, dont 10 femmes ont été blessés à la
tête.
Nous, les participants au « bloc internationaliste et révolutionnaire », avons
défendu notre droit de manifester parmi des milliers d’autres gens. Nous
exprimons notre entière solidarité avec les camarades turcs et les
organisations, comme l’ILPS, qui subissent actuellement une criminalisation et
une diffamation accrues.
La résistance des manifestant.e.s était non seulement justifiée et légitime,
mais également nécessaire. Nous condamnons la répression policière, qui ne
représente qu’un aspect d’une stratégie visant à aggraver les mesures de
surveillance, ainsi que les restrictions et les interdictions des actions
contre le sommet du G8 et la poursuite de l’armement intérieur.
Nous n’accepterons pas ces abus sans broncher ; notre détermination à nous y
opposer reste intacte !
Nous remercions toutes les personnes et les organisations qui nous ont soutenus.
Renforçons la solidarité et continuons le combat contre les États du G8, leurs
guerres et leur impérialisme !
Nous exigeons:
La libération de toutes les personnes détenues !
La fin des limitations du droit de manifester !
Pas de criminalisation de la résistance légitime contre le G8 !
Internationalistisches und revolutionäres Barrio (barrio internationaliste et
révolutionnaire)
Anti-G8-Bündnis für eine revolutionäre Perspektive (coalition anti-G8 pour une
perspective révolutionnaire)
Antiimperialistisches und Antifaschistisches Aktionsbündnis gegen die G8 (réseau
d’action anti-impérialiste et antifasciste contre le G8)
Informations complémentaires sous : www.antig8.tk, www.g8versenken.de
——-
Collectif média Campinski
Communiqué de presse
Aux rédactions
7 juin 2007
du mouvement anticapitaliste international: « Nous sommes tous un peu des black
blocks. »
Le 7 juin à 16 h, le « bloc à poil » va manifester sa solidarité avec les
rebelles intransigeants, au cours d’une action sur la B 105, route de
Rabenhorst (point info/station-service).
Nous invitons les représentants de tous les médias à observer cette action et à
en faire un reportage critique et honnête !
Dans les médias conventionnels, une campagne incendiaire est lancée contre les «
black blocks ». Les responsables de cette campagne ne se demandent jamais d’où
vient la vraie violence. Les protestations contre les sommets du G8 s’adressent
au capitalisme mondial, auteur des violences qui transforment l’existence de
millions de gens en un véritable supplice, en les laissant subir la torture, la
guerre et la famine. Quel rapport de proportionnalité peut-on établir entre
cette réalité et quelques pavés lancés pour exprimer sa colère et son
impuissance ? Où est le regard critique porté sur la police, qui a de toute
évidence provoqué les débordements lors de la première grande manifestation, le
2 juin, et exploite depuis lesdits « débordements » pour maltraiter
arbitrairement les opposants au G8 ?
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——-
Communiqué de presse
4 juin 2007
G8: Sternmarsch Heiligendamm
La Sternmarsch-Bündnis (coalition de la marche aux étoiles) avait annoncé
dimanche des « manifestations de remplacement », afin de garantir malgré tout
l’exercice du droit de manifester, dans le cas où la cour constitutionnelle
confirmerait l’interdiction.
Une demi-journée plus tard, l’unité spéciale Kavala interdisait également ces
manifestations, bien qu’elles doivent se dérouler en partie à l’extérieur des
zones interdites I et II. Cela concerne une manifestation à Kühlungsborn, un
rassemblement à Börgerende et une marche de Bad Doberan via Steffenshagen
jusqu’à la B 105.
La « BAO Kavala » (structure spécialement créée au sein de la direction de la
police de Rostock pour diriger les opérations avant et pendant le sommet du G8)
avait exploité toutes les possibilités de faire échouer la Sternmarsch, laissant
d’abord traîné sa réponse à l’annonce de la marche, refusant ou ignorant toute
proposition de coopération. Kavala n’a daigné bouger qu’après des actions en
justice.
« De toute évidence, la police exécute la décision politique de ne pas
confronter la rencontre officielle avec des opinions contraires, critiquent les
opposants au sommet. Une autorité de police a cependant la responsabilité de
rendre possibles les rassemblements, et non de les empêcher. »
Le chef des opérations dans la section 6 autour de Heiligendamm est Alfred
Tilch, de la police d’intervention (« Bereitschaftspolizei », sorte
d’équivalent allemand des CRS en France) de Saxe-Anhalt. Tilch est
régulièrement chargé de réprimer les actions de protestation contre les
transports Castor dans le Wendland. Il a souvent donné l’ordre à ses troupes,
alors qu’un convoi était arrivé à destination et donc, après la dissolution du
rassemblement, de charger violemment les manifestants en frappant au hasard. Il
collectionne également les plaintes contre les encerclements illégaux qu’il a
ordonnés lors de manifestations.
« La police fera tout pour empêcher la Sternmarsch au dernier moment, malgré une
éventuelle autorisation par le tribunal », prévoit Hanne Jost, du groupe
d’information Gipfelsoli. Par le passé, les provocations au départ d’un cortège
ou pendant son déroulement ont notamment fait partie des méthodes de la
Bereitschaftspolizei, avec des charges par les escadrons antiémeutes ; les
marques de solidarité de l’assistance étant exploitées pour justifier
l’agression de toute une manifestation.
En outre, la police a la possibilité d’interdire à tout moment une
manifestation, en prétextant un « pronostic de danger » imminent. Tout recours
juridique est alors impossible.
Hanne Jobst ne se départit pas de son calme ni de son humour: « On peut
s’attendre à une annonce de dernière minute révélant l’existence d’une cellule
terroriste préméditant un attentat pâtissier sur Madame Merkel… »
La décision de la cour constitutionnelle est attendue pour aujourd’hui, mardi.
Contacts:
Sternmarsch-Bündnis +49 (0)151/ 5312 5032
Gipfelsoli Infogruppe +49 (0)160/ 953 14 023
——-
Collectif média Campinski
6 juin 2007
Au moment où l’avion de George W. Bush atterrissait à Heiligendamm, 700
opposants au G8 étaient rassemblés devant le centre de presse de Kühlungsborn.
Le rassemblement annoncé par le camp de Wichmannsdorf n’a pu commencer qu’avec
une heure de retard, à cause des contrôles individuels. Le but de la
protestation était de dénoncer la désinformation diffusée par la presse.
« Nous voulions communiquer nos messages directement à l’endroit où les
journalistes travaillent. Ils sont ainsi nos interlocuteurs directs », dit
Silvia Wichmann-Kemper. Les hélicoptères qui survolaient les manifestants ont
cependant empêché la transmission sonore de nos propos.
« La désinformation est une guerre menée au-dessus de la tête des gens »,
poursuit Sylvia Wichmann-Kemper. L’exemple le plus récent en est le contenu des
pistolets à eau de l’armée des clowns, qui s’est transformé comme par magie en «
produit chimique dangereux », au cours de la journée.
Les participant.e.s au rassemblement condamnent également avec la plus grande
fermeté le harcèlement policier et les attaques brutales perpétrées par la
police ces derniers jours. Les entraves au droit de réunion révèlent au grand
jour l’érosion des droits fondamentaux et de la démocratie : « Nous sommes
venus pour proclamer au monde entier notre opposition à la politique du G8 et
nous n’abandonnerons pas nos projets. Nous appelons les représentants de médias
à examiner leur travail journalistique d’un œil critique et exigeons
publiquement la fin des violences policières », conclut Sylvia Wichmann-Kemper.
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——
Communiqué de presse Block G8, 6.6.2007, 11.26
« Bonne humeur et détermination »
L’action de blocage « Block G8 » a commencé ce mercredi matin avec plusieurs
milliers de personnes. Plus de 5000 personnes se sont rassemblées à
Admannshagen et 5000 à Reddelich, puis elles se sont dirigées vers les voies
d’accès à Heiligendamm. « L’ambiance est à la détermination dans la bonne
humeur », déclare Christoph Kleine, l’un des porte-parole de la campagne Block
G-8.
/La présence des médias est demandée d’urgence.//
/Autres infos: /
/Reddelich: /
Christoph Kleine +49 (0)172 900 61 61
Lea Voigt +49 (0)179 747 28 58
/Admannshagen: /
Frauke Banse +49 (0)178 546 74 53
Martin Schmalzbauer +49 (0)176 226 74 68
Tim Laumeyer +49 (0)162 537 01 99
/Bureau Block G8/
+49 (0)163 176 25 38
——-
Collectif média Campinski
6 juin 2007
Plus de 1000 personnes ont participé tout au long de la journée aux blocages
organisés autour de l’aéroport de Rostock-Laage : « Notre présence a montré aux
délégués et à leurs collaboratrices et collaborateurs qu’ils n’étaient pas les
bienvenus, a déclaré Hans-Peter Kartenberg. Nous avons particulièrement bien
réussi aujourd’hui, parce que nos rassemblements ont occupé plusieurs centaines
de policiers. Nous avons ainsi fourni une aide active aux blocages qui avaient
lieu sur le pourtour de la clôture entourant Heiligendamm ».
Hans-Peter Kartenberg a participé à l’organisation des actions de protestation.
Il a rappelé le rapport qui existe entre l’aéroport militaire et la politique
du G8 : « Les États du G8 préparent leurs guerres à l’aéroport de
Rostock-Laage, où les pilotes de chasse sont formés sur l’avion de combat
Eurofighter avant leur départ en opérations à l’étranger. » L’OTAN utilise
aussi cet aéroport.
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——-
Collectif média Campinski
6 juin 2007
La police a fait savoir que le ravitaillement des militant.e.s sur les lieux des
blocages serait interdit. D’après ses déclarations, l’eau et la nourriture ne
pourront plus passer, de même que l’approvisionnement en couvertures, réclamé
auprès de la protection civile par un médecin présent, en raison d’un risque
d’hypothermie.
Depuis l’annonce, la protection civile refuse également de ravitailler les
participant.e.s aux blocages, arguant qu’ils sont tous libres de quitter les
lieux.
Au blocage de Rethwisch, où l’équipe de médiation berlinoise est installée, un
fonctionnaire se présentant sous le nom de Wunderlich a déclaré aux
journalistes : « On ne peut pas, en plus, permettre que des délinquants soient
approvisionnés en eau et en nourriture. Cela ne cadre pas avec ma conception de
la démocratie. »
« A part que les blocages sont simplement considérés comme des délits, cette
déclaration montre que nous avons rétrogradé avant le Moyen-Âge, car à cette
époque, il y avait au moins du pain et l’eau », conclut une participante.
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——-
Collectif média Campinski
6 juin 2007
Aujourd’hui, vers 14 h, le docteur Michael Kronawitter, médecin et militant
berlinois, a été arrêté par la police à la sortie de Bad Doberan. Alors qu’il
portait une veste signalant clairement sa fonction, il a été interpellé par
deux inspecteurs en civil de Berlin.
Après un contrôle d’identité, les fonctionnaires lui ont signifié qu’il était
connu comme un meneur des fauteurs de troubles et des groupes de la gauche
radicale, et qu’il serait détenu en tant que tel jusqu’au 8 juin.
Le docteur Kronawitter se rendait sur les lieux d’un blocage où il avait été
dépêché pour répondre à un appel d’urgence concernant une personne victime
d’une crise d’asthme. Après des pourparlers avec la police, le véhicule
transportant le médicament nécessaire a finalement pu être acheminé.
Contact: RAV +49 (0)1577 470 47 60
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——-
Collectif média Campinski
6 juin 2007
« Suite aux provocations policières devant le camp anti-G8 de Reddelich mardi
matin à la première heure et dans le celui de Rostock mardi après-midi,
l’assemblée des délégués du camp de Reddelich a convenu de s’en tenir à
l’attitude suivante:
Aucune agression unilatérale de la police ne partira du camp de Reddelich.
Dans le cas d’une agression policière, le camp se défendra résolument et
collectivement en employant tous les moyens dont il dispose, afin de protéger
ses occupant.e.s et ses structures. »
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——-
Collectif média Campinski
5 juin 2007
La nuit dernière, la police a contrôlé pendant de longues heures l’équipe
d’autoprotection du camp de Rostock et mis deux personnes en garde à vue.
Vers 2 h du matin, l’équipe d’autoprotection qui faisait sa ronde sur le parking
de Lidl a été importunée par la police. Bien qu’elles aient pu prouver leur
appartenance à la protection du camp, les neuf personnes ont été fouillées, sur
les motifs de « danger potentiel » et de « recherche de stupéfiants ». Elles ont
ensuite été contraintes de se laisser photographier le visage masqué.
Deux d’entre elles ont été emmenées au dépôt. Prétendant qu’elles préméditaient
des actes illicites avec les talkies walkies trouvés en leur possession, la
police les a placées en garde à vue. Les talkies walkies, indispensables aux
membres de l’autoprotection pour communiquer entre eux, ont été confisqués.
L’autoprotection du camp doit assurer la sécurité des campeuses et des campeurs
et prévenir d’éventuels dégâts. Ces principes avaient été acceptés par la ville
: « Comment les gens chargés de veiller à la sécurité peuvent-ils remplir leur
mission, si la police les en empêche brutalement ? interroge un porte-parole de
Camp AG. De tels incidents contribuent à exacerber les tensions et la police en
porte l’entière responsabilité. »
Lotta Kemper + Carl Kemper
Téléphone: +49 (0)174 896 58 24
Téléphone: +49 (0)179 376 48 12
E-mail: g8-presse@nadir.org
Web: http://press.dissentnetwork.org
——-